Philippe Vilain

L’INTIMITÉ, MATIÈRE PREMIÈRE DU ROMAN

— Mars 2022 / Atelier complet —

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4 séances de 6 h chacune sur deux week-ends :

12-13 mars et 9-10 avril 2022

Horaires : de 10h30 à 17h30 (avec une pause déjeuner d’1 h)

12 places maximum – Atelier complet

1 500 €

Éditions Gallimard, 5, rue Gaston-Gallimard, 75007 Paris

 

 

L’intimité : matière première du roman

Nombre de romans naissent de l’expérience. Marcel Proust en fait la démonstration habile en s’inspirant de son existence pour écrire sa magistrale œuvre romanesque, À la recherche du temps perdu. « Puis-je appeler ce livre un roman ? C’est moins peut-être, et bien plus, l’essence même de ma vie, recueillie sans y rien mêler, dans ces heures de déchirure où elle découle. Ce livre n’a jamais été fait, il a été récolté », écrivait-il déjà à propos de son livre de jeunesse, Jean Santeuil.

Recueillir, récolter, l’imaginaire du romancier n’est jamais pur : il puise dans son expérience intime, et il appartient à chacun, par son intelligence et sa sensibilité, de transformer ce qu’il vit en roman, de transposer sa réalité personnelle en une fiction universelle.

Au cours de cet atelier, je voudrais vous initier à cela, faire un roman de votre intimité et vous montrer en quoi celle-ci est créative. Comment transposer ce qui a été vécu en fiction, le transfigurer par la forme et le langage ? Quels sont les faits et les événements à exploiter, les thèmes à développer pour généraliser son expérience, dépasser son caractère intime ?

Après avoir exposé les enjeux de « l’expérience intime comme matière », mon atelier propose une méthodologie pour transformer, en huit demi-journées structurantes et pratiques (chaque demi-journée prévoit un exercice d’entraînement différent), l’expérience intime en roman.

Il s’agira, entre autres, de montrer comment « concevoir » l’expérience intime (comment définir et structurer un sujet), la « représenter » (comment débuter un roman et s’introspecter) et la « transformer » en mots. Et, bien sûr, faire l’expérience de soi (se représenter physiquement et psychologiquement) et l’inscrire dans l’histoire.

 

Romancier publié aux éditions Gallimard et Grasset (notamment, La Dernière Année, L’Été à Dresde, Pas son genre adapté au cinéma par Lucas Belvaux, Paris l’après-midi, prix François Mauriac de l’Académie française, ou La Femme infidèle, prix Jean Freustié), essayiste (Défense de Narcisse, La Littérature sans idéal, Confession d’un timide), docteur en lettres modernes de l’université Sorbonne-Nouvelle Paris 3, Philippe Vilain écrit une œuvre centrée sur l’état amoureux et la relation conjugale. Il vit entre Paris et Naples. Et anime régulièrement des ateliers d’écriture dans les universités et les lycées.

 

Quelques références bibliographiques pour compléter l’atelier de Philippe Vilain :

  • L’Âge d’homme, Michel Leiris
  • Journal du voleur, Jean Genet
  • Les Mots, Jean-Paul Sartre
  • Si le grain ne meurt, André Gide
  • Passion simple, Annie Ernaux

 

Les Ateliers de la nrf vous recommandent de choisir l’atelier de Philippe Vilain si :

– vous cherchez à débloquer des freins et à retrouver confiance

– vous commencez un projet d’écriture autour de votre expérience personnelle et avez besoin d’une approche structurante

– vous cherchez des méthodes et des techniques précises pour vous aider à trouver votre chemin




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4 commentaires Ajoutez le votre

  1. Jérôme B. dit :

    Je n’ai très sincèrement trouvé que des qualités à cet atelier, en raison de la personnalité de Philippe Vilain. Il a un vrai talent pour ce type d’exercice, on sent que c’est fait de manière professionnelle (pas du tout commercial), mais c’est me semble t il au-delà. Il a un goût pour l’exercice et le fait passer. Chacun, dans nos conversations, s’est accordé à le dire.
    C’était aussi un moment de camaraderie qui m’a infiniment plu.

  2. Marie-Anne P. dit :

    Philippe Vilain, nous a proposé «  un plan de vol » , tant sur le fond( recueil de l’expérience) que sur la forme (agencement du texte )clair, avec des pistes de  réécriture entre les 2 cessions espacées d’un mois, c’était très stimulant. J ‘ai gardé cette «  discipline d’écriture depuis » .Il a beaucoup insisté sur la charge de travail, utile pour moi à entendre , un peu dilettante d’écrire avant l’atelier;
    L’effet groupe a été très stimulant, avec l’enrichissement de personnalités et styles d’écritures singuliers .Le fait d’énoncer des «  critiques positives » les uns envers les autres , m’a permis d’avoir du recul , par rapport à mes erreurs ou impasses.
    De plus, j’ai compris , lors de cet atelier , que mon envie d’écriture n’était ni un caprice ni une mode mais de l’ordre d’une nécessaire mais vivante servitude .

  3. Justine M. dit :

    Cet atelier est exigeant et stimulant.
    Philippe a une pratique sans concession de l’écriture qui m’a inspirée.

  4. Marie-Pierre P. dit :

    Philippe Vilain a bien souligné les nécessités de l’architecture romanesque, tout en écoutant chez
    chacun la voix personnelle, n’hésitant pas à prodiguer des encouragements.
    Un atelier à la fois charpenté et ouvert aux participants

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