Nicolas Fargues

– S’émanciper –

Certes, nous ne possédons pas tous un style. Mais un goût personnel et un ton, oui. Et un ton qui ne cherche pas à en imiter un autre, cela sonne toujours juste. Partir à la recherche de son propre ton, c’est comme entreprendre une fouille archéologique : le trésor existe, il est là, mais il faut d’abord le désembourber, puis l’extraire de sa gangue. Nous apprendrons dans cet atelier à désapprendre pour mieux s’affirmer. Désapprendre à recourir spontanément aux expressions toutes faites tout comme aux images déjà crées par d’autres, désapprendre la tentation de la « belle phrase » et de la coquetterie afin de gagner en efficacité et en clarté. Fini les ornementations inutiles et les lourdeurs, fini les inhibitions ou les excessives pâmoisons. Chaque séance s’articulera autour d’une consigne précise destinée autant à stimuler l’écriture qu’à discipliner nos égarements.


Nicolas Fargues a publié douze romans aux éditions POL. Parmi ces livres, J’étais derrière toi (2006) a été traduit en vingt langues, Tu Verras (2011) a obtenu le Prix France Culture Télérama et Au pays du p’tit a été retenu dans la première sélection du Prix Goncourt 2015. Romans choraux ou autofictions « améliorées », ses histoires peuvent être considérées comme des satires. Il aime écrire l’émotion et l’inavouable, l’entre les lignes et les non dits.


S’émanciper, par Nicolas Fargues

    • 6séances de 3 heures chacune
    • dates : 10, 17, 24 septembre, 1er, 8 et 15 octobre 2019
    • horaires : de 19h à 22h
    • 12 places maximum – 6 places disponibles
    • 1125 €
  • Éditions Gallimard, 5, rue Gaston-Gallimard, 75007 Paris

S'inscrire

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Alice A. dit :

    Nicolas Fargues m’a donné plus de confiance en moi ainsi que plus de méthode.

  2. Anne-Sophie C. dit :

    J’ai apprécié la façon directe, concrète mais aussi décontractée et bienveillante d’aborder l’écriture de Nicolas Fargues. Ce mot qu’il ne veut plus entendre parce que trop galvaudé reste important pour moi parce qu’il permet de prendre confiance, de se sentir légitime même si, dans mon cas, je n’ai jamais rien publié. J’ai aimé cette façon de travailler avec lui qui m’a fait penser aux école de scénaristes Américaines avec des devoirs à rendre qui m’ont faite progresser dans ma recherche perso autour de l’écriture. J’ai le sentiment qu’il m’a fait toucher du doigt une efficacité de/dans la phrase que je n’ai pas spontanément. En l’écoutant, j’ai mesuré à quel point j’étais encore engluée par tout ce que j’ai appris à l’école et par mes modèles, voir mes héros … donc merci à lui pour cette émancipation 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.